Coulisses
Ma surjeteuse “Delphine”
Avant hier, je vous parlais de mon projet boutique. J’ai commencé à récupérer plein de trucs pour ça, je vais tout vous montrer petit à petit.
Voici ma nouvelle surjeteuse, Delphine. Parce que c’est Delphine, de l’asso Récup’R (rue des Terres de bordes à Bordeaux) qui cherchait à s’en débarrasser et qui me l’a donnée. Là-maintenant, elle ne fonctionne pas, il faut entre autre changer le moteur. Il me tarde de l’amener chez mon vendeur-réparateur, et de lui donner un nouveau look (pour une nouvelle vie… aha!).

Projet boutique.
C’est le nom d’un de mes nombreux dossiers stockés sur mon Element que je sauvegarde une fois par mois (vous avez sauvegardé votre dur récemment? Si non, je vous conseille de ne pas oublier, car on regrette toujours de na pas l’avoir fait lorsque qu’il plante). Dans ce dossier, une bonne cinquantaine de sous-dossiers, comme par exemple ”portants”, “cabine d’essayage” ou “vitrine Noèl1″. Des images, des idées, des pdf, des .doc, et tout plein d’infos récoltées sur 3ans. Parceque ça fait bien 3ans que j’y pense, à cette “boutique de mes rêves”.
Alors voilà. Aujourd’hui, je sais exactement ce que je veux. J’ai pas trop mal calculé mes trucs, parce que je connais et j’ai rencontré beaucoup de commerçants, et j’ai bien pris conscience que faire tourner une boutique, c’est pas du gâteau.
Tout ce qu’il me manque, c’est une boutique dispo dans mon quartier, de l’argent, un stock, et le mobilier-matos. Rien que ça. Oui mais j’ai déjà un sacré fichier client, et tout de prêt dans ma tête. Disons que ce n’est pas rien, histoire de rester motivée.
Super motivée, il va falloir l’être, car je ne veux pas faire d’empreint, que ce soir à une banque, une asso ou la famille, pour de multiples raisons. Et je n’ai rien de côté pour ce projet. Ahahah! Je vous permets d’en rire!!
Donc c’est parti. J’ouvre mon pot de confiture vide pour y loger mes économies, et je commence à chercher de quoi meubler mon futur coin de paradis (gné!). A oui car j’ai un défi pour cette “boutique de mes rêves”: tout meubler (+matos) en récupe, je ne veux que de l’occasion. C’est un très bon point pour mon pot de confiture encore vide car la récupe coûte beaucoup moins cher que le neuf, et aussi pour l’esthétique de la boutique car je vais devoir faire avec ce que je trouve, et cela peut mener à de belles surprises!
Bien sûr, j’ai ouvert un dossier sur mon Pinterest, que je vais remplir au fil des trouvailles (clic!) Allez, objectif pour je ne sais pas quand: du mobilier et 50 000 euros: on y croit!

Rejoignez-nous chez Sew et Laine!
Cette semaine, de 11h à 20h , retrouvez Cha’ann chez Sew et laine, votre nouveau café-couture préféré: 85, cours de l’Argonne!












Sur mon stand, on aperçoit un nouveau produit… Un bonnet! J’essaie de vous les présenter en images demain, bon dimanche!
salut, ça gaze?
Voici ma nouvelle copine, C’est Claudia, petite tête-presque-parfaite pour porter les créations qui cheveuchent la matière grise…
(très capilotractés, mes jeux de mots, je vous l’accorde;) )

“Moi, c’est Claudia, vous pouvez me voir en photos multiplié par plein-plein dans la boutique en ligne d’Ann-cha, ici-clic!)
Ça brille à la maison…
Et depuis plus d’une semaine!

Je suis dingue de Noèl, je dirais autant que je suis dingue des mariages. En été les mariages, en hiver Noél. Je suis très binaire finalement…
Je me fiche complètement de l’aspect commerciale de cette fête car pour moi, c’est un ravissant moment où je prépare les plus jolies attentions pour mes proches, je fais souvent des cadeaux à la main et au coeur. Et puis les cartes du nouvel an me permettent d’envoyer un petit mot à tout le monde, chose que je ne pense pas à faire durant l’année. C’est un rendez-vous avec ceux que j’aime que je ne manquerais pour rien au monde. Et cette année, comme je suis une mère partageuse de son enfant (rhaa!), Loulou sera chez son père pour le 24, alors je peux vous dire que je compense laaargement: j’achète des brillants à tout bout de champs!
J’ai beaucoup de “ah!! Tu as déjà fait ton sympa*, un 15 novembre???”, mais je m’en contrefiche, car en fait, ça me met tellement en joie, pourquoi s’en priver???
Voici donc le début du sapin du salon (oui, il y en aura plusieurs…)

* Après relecture, j’ai vu le lapsus, mais je le trouve mignon alors je le laisse. gné!
“une robe, viiiiite”
Jeudi, The good One (j’aime donner des petits surnoms à mes clientes régulières) m’appelle en panique: sa belle fille est témoin à un mariage, et elle n’a pas reçu la robe qu’elle s’était commandée sur le net. Le mariage est samedi (aujourd’hui), soit dans deux jours.
Je respire, et je lui dits (à transposer en langage pro..) : “vas-y balance, amène moi ta belle fille!”
Environ 4 rdv en deux jours, car robe bustier, style fourreau, sur mesures, avec une couleur imposée: le fushia. Vu le temps imparti, et le travail que j’ai en ce moment, je lui ai fait une liste pour aller acheter le tissu, en lui notant bien quelques petites choses à dire à la vendeuse, car lorsqu’on ne connait rien au tissu, pas facile de faire le bon choix entre telle ou telle mousseline. Et elle a très bien mené sa tâche, ma jeune cliente, que j’assistais par téléphone.
Après plusieurs heures de travail et de stress (en sur mesure, je suis habituée à voir beaucoup mes clientes, à faire essayer sans cesse, de peur qu’un millimètre se soit perdu entre la coupe et l’assemblage mais là, pas trop le temps…).
J’ai beaucoup croisé les doigts, et finalement aujourd’hui, la robe lui va plutôt comme un gant.

Ce que j’ai préféré dans tout ça? Avoir l’impression d’être “la sauveuse”…
Ils se disent oui!!!!
C’est aujourd’hui que “mes” mariés (cette année, j’ai aussi fait le veston de monsieur) se lancent dans cette aventure étrange, belle, engageante et passionnante: le mariage!
Même si je doute que les invités passent sur le net aujourd’hui, je ne prends pas le risque de gâcher la surprise, alors vous ne verrez la robe que demain!
En attendant, je peux vous dire combien j’ai adoré créer pour eux. Ils sont toulousains, et aussi cool que leur ville! Pas une seule fois je n’ai ressenti de stress, je les ai trouvés d’un calme assez fou, et d’une gentillesse à couper le souffle.
C’est une place très particulière que celle de la créatrice de la robe de la mariée. C’est un vêtement plein de sens et de symboles dont l’histoire commence dès les premières idées de la future mariée. Nos premiers rendez-vous, puis les essayages , les milliers de mails échangés à propos d’une seule dentelle: doit-on la mettre en deuxième ou en troisième position?? Tout ça laisse des traces imperceptibles dans ce vêtement, que seules elle et moi pouvons voir. Ce sont une multitude de petits souvenirs, accrochés aux fils et aux reflets de cette robe.
C’est une relation étrange et peu définissable qui se crée entre ma “cliente” et moi. Nous ne sommes pas de vraies amies, et pourtant on apprend durant ce long travail, tant de choses l’une sur l’autre, que cette relation mériterait qu’on lui trouve un nom. Elle a vu où je travaille, elle a croisé mon fils, mon chéri et même des amis, elle sait probablement quel est mon thé préféré, et à quelle date je pars en vacances cet été. J’ai appris un peu de son histoire d’amoureuse, je sais quels sont ses gouts, j’ai appris quelques traits de personnalité de sa belle mère, j’ai croisé sa témouine, et je l’ai vue plusieurs fois en sous-vêtements, j’ai même due la regarder pour trouver ses défauts éventuels afin de pouvoir bien les dissimuler dans le blanc. (ok, j’ai du bien chercher, car elle est très jolie!).
Aujourd’hui, je j’espère de tout coeur que la robe va jouer son rôle à la perfection, être assez belle aux yeux du marié et des invités j’avoue, mais surtout rendre Claire plus jolie que jamais. J’espère qu’on se dira “Claire est très belle”.

















